Spontaneous Combustion

 

At night the sky is an open sex
The fire dozes standing water dries
The body loses its strength long before midnight
Wishing to see himself dead he already dies
Time is no more than a funeral vault
For those who gasp superstition
Corpses remember death
Long after forty days of use
Dust only smothers the already forgotten
The dead breathe
Their pierced gaze
The mouth stretched by electrical play
A huge yawn
From the final sneeze
By breath and sob
By hiccups and the last burp
If love is the son of the eye
Then flame is the son of wood
And wind the son of emptiness
Even forests can hope for fire
Is there pain more loving than its sting
Then mine
Vinegar revives old wounds
Insomnia sharpens the star’s points
Breathe too quickly and it evaporates
If God is a kite
Who the hell is George Sand

 

Inccendies Spontanés

 

La nuit le ciel est un sexe ouvert
Le feu s’assoupit l’eau oisive se meurt
Le corps perd ses forces bien avant minuit
Désirant se voir mort il meurt déjà
Le temps n’est plus qu’un caveau funèbre
Pour celui qui halète dans la superstition
Les cadavres se souviennent de la mort
Longtemps après les quarante jours d’usage
La poussière n’étouffe que le déjà oublié
Les morts respirent
Le regard troué
La bouche étirée par le jeu électrique
De l’immense bâillement
De l’éternuement final
Par l’aspiration et le sanglot
Par le hoquet et le dernier rot
Si l’amour est le fils de l’œil
Le feu fils de bois
Et le vent fils du vide
Même les forêts peuvent espérer le brûlot
Y a-t-il douleur plus amoureuse de son aiguillon
Que la mienne
Le vinaigre ravive les blessures anciennes
L’insomnie aiguise les branches de l’étoile
Un souffle trop brusque et elle s’évapore
Si Dieu est un cerf-volant
Qui diable est George Sand